11 DECEMBRE 1481
LE JOUR OU MARSEILLE DEVINT FRANCAISE :
- Marseille aura été le cadeau de Noël du roi Louis XI. Un cadeau royal, c'est le cas de le dire, parce
que depuis à peu près un millénaire que les Grecs de Phocée avaient fondé Marssalia, bien des gens
- et non des moindres - s'étaient cassé les dents à vouloir soumettre cette ville rebelle, si
séduisante par son opulence et l'atout que représentait ce port en balcon sur la Méditerranée, face
aux côtes de Barbarie.
-En ce temps-là, le Bon Roi René d'Anjou, souverain aimé s'il en fut, régnait sur la Provence. Il
était l'oncle du roi de France, Louis XI, lequel louchait depuis longtemps sur cette province
maritime qui lui ouvrait le chemin de la mer. Et à travers elle sur Marseille. Mais le malin savait
bien qu'on ne la réduirait pas avec la force. Il a donc préféré attendre son heure en s'assurant du
dévouement - secret, bien entendu - d'un méridional d'influence.

-Celui-ci se nommait Palamède de Forbin, descendant d'une ancienne et très respectée famille
marseillaise. Palamède était en quelque sorte le " premier ministre " du Roi René et les Forbin
étaient de père en fils, pour ainsi dire, les maîtres du conseil qui férait les affaires de la ville.

-Louis XI eut sans doute des arguments concrets pour convaincre Palamède de Forbin d'être son
allié. Mais l'ambition de ce dernier pouvait coïncider avec les intérêts de Marseille. En
satisfaisant les appétits de Louis XI, Palamède ne faisait qu'avancer l'heure à la pendule de
l'Histoire, car Marseille ne pouvait pas espérer demeurer bien longtemps à l'écart du reste d'une
nation en construction, seule au milieu de tant de convoitises. Et puis, le descendant des Forbin
avait de l'ambition. Un poste de gouverneur de provence ne lui aurait pas déplu en échange du
servisc rendu à la couronne de France.

-C'est ainsi qu'il usa de toute son influence auprès du roi René vieillissant pour " monter " le
scénario suivant. Persuader René de faire de son neveu, Charles III d'Anjou, son héritier. Et
ensuite de faire, par testament, de Louis XI l'héritier de Charles, qui eut le tact de mourir sans
descendance. Le tour était joué, la Provence, donc Marseille, tombait dans l'escarcelle royale.
Veuillez m'excuser, mais je vais abréger mon histoire, sinon nous en avons pour plusieurs jours.
- Et is avaient raison Car dès que Louis XI eut trépassé dans son sinistre château de Plessis-
les Tours, son successeur, Charles VIII, écoutant les récriminations de la noblesse provençale,
mit, le 20 octobre 1483, Palamède de Forbin à l'écart, le privant de toutes ses charges, et divisa
le pouvoir en deux. . Ce faisant, le roi semait la graine de discorde, les deux hommes
s'affrontant par d'incessantes luttes d'autorité, notemment en tentant de placer tout à tour
dans le sein du conseil de ville qui férait Marseille, des hommes à eux , ce qui eut pour effet de
faire se déchaîner interminablement les factions dans la ville.

Mais ceci est une autre (et embrouillée) histoire. Nous vous la conterons peut-être un jour....
Cette histoire est tirée d'un des 4 tomes de : CA S'EST PASSE A MARSEILLE.
Chroniques publiées dans le PROVENCAL de Jean CONTRUCCI.
Grand merci à vous tous et toutes d'avoir eu la patience de lire ce récit un peu ardu, mais vrai.
Demain sera épuré, car mon Cricri d'amour va chercher Sabine et DIMITRI à Bordeaux, et moi
hélas je ne sais pas mettre les belles images et photos qu'il met en place pour votre plaisir.
Ils seront de retour : il ne sait pas, vendredi ou samedi, peut-être dimanche ? Dieu seul le sait.
et cricri aussi, mais il me fait des mystères, le coquin.
Bonne journée , gros bisous, et peut-être à demain si vous le voulez bien.
Votre MAMIEKEKE :

- Marseille aura été le cadeau de Noël du roi Louis XI. Un cadeau royal, c'est le cas de le dire, parce
que depuis à peu près un millénaire que les Grecs de Phocée avaient fondé Marssalia, bien des gens
- et non des moindres - s'étaient cassé les dents à vouloir soumettre cette ville rebelle, si
séduisante par son opulence et l'atout que représentait ce port en balcon sur la Méditerranée, face
aux côtes de Barbarie.
-En ce temps-là, le Bon Roi René d'Anjou, souverain aimé s'il en fut, régnait sur la Provence. Il
était l'oncle du roi de France, Louis XI, lequel louchait depuis longtemps sur cette province
maritime qui lui ouvrait le chemin de la mer. Et à travers elle sur Marseille. Mais le malin savait
bien qu'on ne la réduirait pas avec la force. Il a donc préféré attendre son heure en s'assurant du
dévouement - secret, bien entendu - d'un méridional d'influence.

-Celui-ci se nommait Palamède de Forbin, descendant d'une ancienne et très respectée famille
marseillaise. Palamède était en quelque sorte le " premier ministre " du Roi René et les Forbin
étaient de père en fils, pour ainsi dire, les maîtres du conseil qui férait les affaires de la ville.

-Louis XI eut sans doute des arguments concrets pour convaincre Palamède de Forbin d'être son
allié. Mais l'ambition de ce dernier pouvait coïncider avec les intérêts de Marseille. En
satisfaisant les appétits de Louis XI, Palamède ne faisait qu'avancer l'heure à la pendule de
l'Histoire, car Marseille ne pouvait pas espérer demeurer bien longtemps à l'écart du reste d'une
nation en construction, seule au milieu de tant de convoitises. Et puis, le descendant des Forbin
avait de l'ambition. Un poste de gouverneur de provence ne lui aurait pas déplu en échange du
servisc rendu à la couronne de France.

-C'est ainsi qu'il usa de toute son influence auprès du roi René vieillissant pour " monter " le
scénario suivant. Persuader René de faire de son neveu, Charles III d'Anjou, son héritier. Et
ensuite de faire, par testament, de Louis XI l'héritier de Charles, qui eut le tact de mourir sans
descendance. Le tour était joué, la Provence, donc Marseille, tombait dans l'escarcelle royale.
Veuillez m'excuser, mais je vais abréger mon histoire, sinon nous en avons pour plusieurs jours.
- Et is avaient raison Car dès que Louis XI eut trépassé dans son sinistre château de Plessis-
les Tours, son successeur, Charles VIII, écoutant les récriminations de la noblesse provençale,
mit, le 20 octobre 1483, Palamède de Forbin à l'écart, le privant de toutes ses charges, et divisa
le pouvoir en deux. . Ce faisant, le roi semait la graine de discorde, les deux hommes
s'affrontant par d'incessantes luttes d'autorité, notemment en tentant de placer tout à tour
dans le sein du conseil de ville qui férait Marseille, des hommes à eux , ce qui eut pour effet de
faire se déchaîner interminablement les factions dans la ville.

Mais ceci est une autre (et embrouillée) histoire. Nous vous la conterons peut-être un jour....
Cette histoire est tirée d'un des 4 tomes de : CA S'EST PASSE A MARSEILLE.
Chroniques publiées dans le PROVENCAL de Jean CONTRUCCI.
Grand merci à vous tous et toutes d'avoir eu la patience de lire ce récit un peu ardu, mais vrai.
Demain sera épuré, car mon Cricri d'amour va chercher Sabine et DIMITRI à Bordeaux, et moi
hélas je ne sais pas mettre les belles images et photos qu'il met en place pour votre plaisir.
Ils seront de retour : il ne sait pas, vendredi ou samedi, peut-être dimanche ? Dieu seul le sait.
et cricri aussi, mais il me fait des mystères, le coquin.
Bonne journée , gros bisous, et peut-être à demain si vous le voulez bien.
Votre MAMIEKEKE :

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