• MARSEILLE - mamiekéké vous raconte une histoire marseillaise .

     

    COUCOU BONJOUR TOUT LE MONDE ...

     

    Aujourd'hui j'ai envie de vous raconter une histoire typiquement marseillaise , comme je n'en connais pas personnellement et que les marseillais les racontent bien mieux que moi , j'en ai cherché une amusante et voilà ce que je vous ai trouvé ,

     

    Installez vous bien dans votre siège et profitez en "avé l' assen s'il vous plait" ha ha ha .

     

    Histoires de boules

      Et de "tir au but"

     

    MARSEILLE - mamiekéké vous raconte une histoire marseillaise .

     

     

    C’était, il y a une trentaine d’années,  dans petit village du Lauragais perché au sommet de l’une de ces collines balayées par le vent d’autan, lorsqu’il souffle.

    Et, lors de ce qualificatif pétanque de secteur, en mars ou avril, non seulement il soufflait fort, mais, il était froid,  très froid.

    Cette partie opposait une bonne équipe de la ville à trois papis moustachus de la campagne qui parlaient en patois et qui ne se prenaient pas la tête.

    La partie se déroulait sur ce qu’on aurait pu appeler le chemin de ronde empierré d’un vieux château.

    Dire que le terrain était difficile serait un euphémisme, il était hasardeux et incertain, pour n’importe quel joueur : les gros galets de Garonne qui le pavaient, avec le temps émergeaient du sol, et le vent avait emporté tout ce qui ressemblait à du sable ou de la terre ; on jouait sur des pierres nues et entre  les deux ornières que les roues de charrettes avaient patiemment creusé au fil des décennies.  

    Que l’on fasse rouler, des demi portées ou que l’on porte, les boules sautaient comme des cabris dès qu’elles touchaient le sol et leur trajectoire devenait incontrôlable.

    Le hasard, la réussite  et la nature du terrain, plus que le talent avaient fait qu’à cette mène le score était très serré : 8 à 8.

    Emmitouflé dans une parka très chaude, un passe montagne enfoncé jusque sous les oreilles, j’étais l’unique spectateur d’une partie plus que déséquilibrée (sur le papier).

    Ces trois papis  venant de marquer, ils jetèrent le but, loin, bien sûr. Mais entre les galets et le vent qui soufflait dans leur dos, à trois reprises le but ne fut pas valable.

    Leur adversaires ne firent pas mieux, alors de guerre lasse, ils me dirent, puisque j’étais spectateur et près de la zone de jeu, de le placer à la main .C’est ce que je fis : je le plaçais en hauteur, au milieu des deux ornières, callé  dans le creux de trois  gros galets pour que le vent violent ne l’emporte pas.

    Le pointeur des papis  fit rouler et sa boule monta jusqu’au but, le frôla, hésita, redescendit et, par miracle se percha sur la tête de trois galets à 90 cm derrière le but, sur la droite.  

    Il semblait évident de regagner le point à chaque fois.

    Le pointeur adverse malgré tout son talent ne fit pas mieux et sa boule, après avoir côtoyé le but redescendit, bas, très bas. Le milieu ne fit pas mieux. Le tireur, un sanguin, « ruminait » et maugréait tout seul, mais cela ne lui permit pas de gagner le point.

    Les trois papis se retrouvèrent donc avec 5 boules contre rien ; alors que faire ?

    Le pointeur eut une idée de génie qui s’imposa immédiatement, c’était l’évidence: « nous cal tira le pourquet » (il nous faut tirer le cochonnet).

    La chose semblait ardue, car , jusque là ils n’avaient jamais touché , de près ou de loin une boule, alors,un but à dix mètres ,callé entre trois galets de Garonne avec un vent à décorner un bœuf et un froid glacial, cela faisait beaucoup.

    Néanmoins la décision était prise et ils se lancèrent.

    Le tireur se plaça dans le rond,  saisit sa première boule entre le pouce et les autres doigts, comme si sa main faisait office de pince, et après deux secondes de concentration, par un geste court mais violent tira, ou plutôt lança sa boule dans la direction du but ; elle ne risquait pas de le toucher, mais après être tombée sur un galet, elle rebondit, fit une chandelle et fila quelques mètres derrière.

    Le tireur adverse narquois mais confiant dit à demi mot « ce brochet-là, il ne rentre pas dans le frigo!». 

    Le second tir fût à l’image du premier. Cela n’entama pas leur conviction et le milieu à son tour, tira mais en vain ses deux boules ; si la trajectoire était beaucoup moins tendue et plus en cloche, le résultat, lui, par contre fut identique.

    Quatre boules perdues pour finalement un point, ils étaient déçus. Le pointeur, apparemment leader de triplette s’exclama : « anas beze coussi cal tira le pourquet ! » (Vous allez voir comment il faut tirer le cochonnet).

     

    MARSEILLE - mamiekéké vous raconte une histoire marseillaise .

     

    ll n’avait pas fini sa phrase que ses deux acolytes, comme un seul homme se placèrent, les bras ouverts, en croix entre le rond et le but. « Nou, pas tu, sios foutut de pata la nostro  qués a un mestré dal pichou » (« non, pas toi, tu es foutu de taper la nôtre qui est à un mètre du but »).

    Après quelques échanges verbaux que Marcel Pagnol n’aurait pas reniés, et trente d’ans d’amitié jamais pris en défaut, ils convinrent que puisque c’était un concours qu’ils ne gagneraient pas, qu’il pouvait tirer.

    Et il tira. C’était loin,  très loin pour lui, même trop loin, d’autant que sa canadienne très épaisse le gênait, et de ce fait, pour pouvoir tirer loin il leva sa boule si haut qu’on aurait pu croire qu’il faisait une plombée.

    Il fit un pas droit de 50 et tomba à un mètre vingt du but, sur un gros galet.

    Tout comme les autres boules, la sienne rebondit, fit un saut de  deux mètres, et par un invraisemblable hasard  retomba à un mètre cinquante de là sur le but, qui, encore hasard fusa dans le prolongement de la boule.

    Ils comptèrent les points comme on compte les poules d’une basse cour, car leurs boules étaient éparpillées derrière le but. Une, deux, trois, il y avait 5 points et 8 et 5 cela fait 13. Ils avaient gagné. Alors même que leurs adversaires, les bras encore au ciel,  s’apprêtaient à invoquer une chance hors du commun, le pointeur eut cette phrase qui, en plus d e l’indignation qui coupait le souffle du tireur, stoppa net les propos qu’il s’apprêtait à tenir : « vous vayo dit, caillo tira le pourquet  ( « je vous l’avais dit, il fallait tirer le cochonnet ») ».

    La morale de cette histoire me fut donnée quelques années plus tard, par un ami et partenaire, extrêmement talentueux de surcroît, qui  me disait : « il vaut mieux rencontrer une bonne équipe qui joue mal qu’une mauvaise qui joue bien !  (Ou qui a de la chance)  ».

     

     

    MARSEILLE - mamiekéké vous raconte une histoire marseillaise .

     

    Et voilà mes amis et amies , j'espère que ma petite histoire vous aura plu , j'ai essayé de la raconter à la virgule près , sauf les dessins humoristiques que j'ai changé pour ne pas faire tout à fait le même article .

     

    C' est une histoire vraie de Bernard BONNES le "Pagnol"

    de

    EDUCNAUTE-INFOS 

     

     

     

    MARSEILLE - mamiekéké vous raconte une histoire marseillaise .

     

    Et voici et voilà le moment de nous quitter , je vous dis à la prochaine et je vous fais de gros bisous marseillais .

     

    Bien sûr mon Cricri d'amour se joint à moi .

     

    Votre Renée (mamiekéké) .... qui vous dit à bientôt .

     

    MARSEILLE - mamiekéké vous raconte une histoire marseillaise .

     

     

     

     


     

     

     


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